|
Road Trip Père & Fils...
6-16 Juillet 2017 Préambule...
Jusqu'à l'année dernière, mes vacances
d'été se passaient en famille, et mes vacances en moto se
faisaient en solitaire et toujours à l'improviste, vu
qu'il était difficile de s'organiser pour motarder en
couple, de ce que madame croyait en tout cas... Le 13 août suivant, on m'a volé ma noiraude à la veille que nous repartions ensemble en virée, et c'est donc avec ma belle grise que l'on va réitérer la chose en cet été 2017! Nouvelle moto, nouvelles sacoches, gants homologués CE pour le Titou, Je me suis amusé à peser tout le chargement, par curiosité: Loris, équipé: 35kg
Son père, équipé: 80,3kg Camelbak: 4,1kg Sacoches cavalières: 14,9kg Sacoche réservoir: 5,6kg Sac de selle: 11,8kg Sac à dos: 18kg Sacoche d'outils et antivol: environ 8kg Total: 167,7kg
Je n'ai prévu aucun itinéraire, je sais
seulement qu'on va finir dans le Far West, là où habite
Papi, mais seulement au bout d'un temps X, car je vais avant tout
suivre l'évolution de la météo pour savoir par
où passer et quand, vu que plusieurs jours d'orages sont
annoncés le long de notre parcours... on va improviser, et c'est
tant mieux! Tout en roulant Loris me dit: Le lendemain matin, le soleil et moi somme levés bien avant Loris... Mais tout de même, c'est un peu dur: l'air surchauffé est vraiment étouffant... Je
m'excuse platement et avec un grand sourire auprès des trois
personnes installées là de la gêne sonore que j'ai
pu occasionner en manoeuvrant quelques secondes pour béquiller
la moto à l'ombre... pourquoi faut-il donc toujours qu'il y ait
des abrutis pour penser que s'excuser soit plus faire acte de faiblesse
que de politesse... ainsi donc, une vieillerie se force à
râler, alors que je préfère quand les vieilles
rient d'un rôle de farce: ça les rajeunit... Tu ne vas pas me brouiller l'écoute très longtemps, toi, la rombière aux sourcils froncés, l'empêcheuse de jouir de l'endroit tranquillement parce que cela fait longtemps que tu n'as pas joui toi-même! Moi aussi je peux froncer les sourcils, facile, regarde! En plus, ils sont plus gros et pas épilés! - "Ben oui, mais moi je suis en moto et n'ai pas de coffre, comprenez bien qu'il soit hors de question que je laisse mes bagages chargés à 300 mètres de moi sans surveillance..." Et pour lui prouver qu'il vaut mieux qu'elle s'occupe plus de ses fesses fripées que des miennes, je les lui montre furtivement en enfilant mon maillot, na! Et quand le moniteur de voile est venu surveiller et conseiller ses élèves à grands coups de sifflet et d'accélérateur sur son canot motorisé, j'avoue avoir eu fortement envie d'aller demander à la connasse (oups! C'est sorti tout seul!) si elle souhaitait que j'intervienne pour garantir sa quiétude et celles des lieux que nous partagions désormais, en lui faisant avaler son moteur et couper son sifflet... ou l'inverse... J'aime bien jouer au con, certainement parce que je gagne souvent, mais présentement cela m'aurait certainement fait transpirer trois gouttes, alors je suis placidement resté à l'ombre, souriant mollement en m'imaginant le faire... Loris n'étant pas du tout motivé pour se faire une sieste, alors que moi oui, on finit par repartir du lac. J'y aurais bien planté la tente, mais je ne le sens pas... j'imagine les lieux trop surveillés... Pause glaces à Bédarieux, et puis on enchaîne. Toujours en pleine improvisation, les coins que l'on traverse sont tout mignons... alors que l'on vient de traverser une rivière qui coule au pied de petites falaises de calcaire recouvertes de pinède, je me tourne vers Loris: - "Si tu veux, je peux commencer à chercher dès maintenant un coin pour bivouaquer ce soir..." Hop! Je quitte illico le bitume pour illico-terre, et survole donc un petit chemin qui s'enfonce à travers des parcelles de vigne... je vais au jugé vers les arbres bien verts que j'aperçois au loin et que j'imagine border la rivière... Bingo! Moins de cinq minutes après l'avoir évoqué, on a trouvé le coin parfait! Je commence à décharger quelques affaires, bien que je ne monterai la tente que plus tard pour rester discret quand à mes intentions de camper... Loris revient de la rivière en contrebas, les yeux écarquillés et brillants, il s'exclame: - "Waouh! Le bivouac, c'est royal!!!" Plouf! Bain dans le courant au milieu des poissons, avec une multitude de libellules qui virevoltent au raz de l'eau, puis un moment de nudité en pleine nature... que tout cela est beau et bon! Loris apprend la vie; comme tout mâle qui se respecte, il décide de sortir son tuyau pour pisser dans l'eau depuis la berge. Il s'avance un peu plus pour que son jet finisse droit dans l'eau sans se mouiller les pieds, et... Plouf! Il glisse dans l'herbe et tombe à l'eau... sans heureusement se faire mal sur les roches sous la surface... On mange, on discute, on rigole, on se raconte des histoires, et alors qu'il s'est endormi, j'observe à la lumière du soleil couchant le ballet des chauves-souris au-dessus de l'eau... Oui mon Fils: le Bivouac, c'est Royal!!
Le lendemain matin, c'est tout gris, tout couvert... seules les régions proches de la Méditerranée devraient être épargnées par les orages... je pense donc avant le départ partir droit vers le sud plutôt que de continuer vers l'ouest... Et puis je continue à me fier à ce que je vois dans le ciel, au sens du vent et aux routes que je croise... C'est comme ça qu'on se retrouve à Saint-Pons-de-Thomières sans avoir décidé d'y aller... on s'y fait la pause en terrasse et le plein d'eau potable. Cela fait un moment que je ne suis pas passé sur cette route vers Toulouse, et c'est vrai que les paysages sont partout bien sympas... Passé Castres, je croise un petit supermarché de village où je m'arrête prendre de quoi manger pour le midi. On repart, mais pour à peine 500 mètres: petite pause au bord de la rivière pour casser la croûte paisiblement, à Guitalens... On se rapproche ainsi de Toulouse par l'Est... Je pense à la suite de la journée en observant le ciel noir bouché par d'énormes nuages chargés de pluie au-dessus de la ville... Et partout autour aussi d'ailleurs! Je fais une pause avant de m'engager sur une autoroute qui mène à la rocade de la ville rose pour proposer deux options au fiston: 1: on passe voir Blessdom, s'il est chez lui... 2: on pousse jusques chez Papi... Sa réponse est spontanée: - "On va chez Papi!" Certes, il est motivé pour voir Papi, en plus il y a aussi sa Tati et ses trois cousins et cousines qui débarquent aujourd'hui, alors que cela fait un an qu'ils ne se sont pas vus... Je veux quand même le tenir informé de ce qui risque de nous attendre sur la route: - "OK, mais ça va être dur: ça risque d'être tout le long sous la grosse pluie... pendant 300 kilomètres!" - "Pas grave, on est des Thugs!" Bien que je me doute de ce qu'il veut dire par là, je lui demande de préciser sa pensée... - "On n'a peur de rien!" Damned! Loris est un warrior! Soit... Je bâche les bagages pas étanches, on se bâche, mais finalement on ne se prend que de la pluie moyenne sur quelques kilomètres... On se fait une pause autoroutière vers Agen pour se débâcher, faire du jus et en boire un... Et puis une dernière pause au château de La Brède, à 40 bornes de l'arrivée, parce que moi, je fatigue! Mais, bon... Mon GPS me fait arriver par des pistes au milieu de la forêt pour rendre la fin du parcours moins monotone! Environ 430 bornes avalées uniquement sur cette dernière journée du trajet aller, en 8h30... Vraiment, le fiston m'épate!! |
|